#Projet: La naissance d’un roman

Cela fait quelques mois maintenant que j’ai mis le blog au ralenti. Divers raison. Ce n’est pas vraiment le manque d’inspiration, mais surtout le manque de temps. Entre le boulot et le mag, j’avoue ne pas souvent sortir la tête de l’eau. Mais surtout, je travaillais sur un autre projet, donc je vous avais vaguement parlé ci et là. Et je vous le dévoile aujourd’hui.

Nous sommes en Septembre 2017. Ca fait plusieurs jours que je fais le même rêve. Je n’arrive pas à me l’enlever de la tête. Dans ce rêve, je vis principalement trois scènes. Toujours les mêmes, parfois sous différents angles. Je dois avouer que ça me trouble un peu, et j’y pense toute la journée, avant de refaire encore le rêve la nuit. Finalement je me décide à écrire quelques détails de ces rêves sur un carnet, pour le sortir de la tête. Et ça fonctionne assez bien. Je n’ai plus refait ce rêve en boucle.

Jusqu’à ce qu’il revienne, un mois et demi après. Je me dis qu’il y a forcément quelque chose à tirer de ce rêve qui n’a décidément pas l’intention de me lâcher. Je reprends mon carnet et le noirci un peu plus. Et, alors que je n’avais plus rien écrit depuis des années, je me décide à lancer un document word, et débuter une histoire. Mais au bout de seulement quelques pages, je bloque. J’ai toujours ces trois scènes en tête. Trois scènes clés. Mais je n’arrive pas à les développer comme je le souhaite. Ca m’agace. Alors je laisse de coté ces deux ou trois pages orphelines.

De temps en temps, j’y reviens. Je rajoute une phrase, et de nouveau, je stagne. Ca ne vient pas. Je suis terriblement frustrée.

Et nous voilà en Février 2018. Soudainement, j’ai un regain d’inspiration. Je sais désormais précisément où je veux aller avec cette histoire. Ni une ni deux, je me replonge dans mes notes. Je rature, je rajoute, je creuse. Je m’appuie sur des éléments qui me parlent, qui m’interrogent: l’Histoire, la société, le genre humain. Parmi mes références, toute la période nazie, l’actualité, et l’expérience de Milgram.  J’essaye d’y ajouter ma vision des choses: du passé, du présent, de l’avenir. Je sais aussi exactement ce que je veux éviter: la science fiction pure, et l’amour à l’eau de rose.

Je me fait même une playlist pour me mettre dans l’ambiance que je veux créer. Du tango, du rock alternatif, de l’électro house. Un mélange assez hétérogène, mais qui m’inspire profondément.

Petit à petit, mon récit prend la tournure que j’espérais. Je prends beaucoup de temps à étudier la réaction des gens face à ce qui se passe actuellement dans le monde. Aux débats et crises politiques. J’observe, j’écoute, je lis, j’imagine. Et j’écris.

Et puis, je me lasse. Quelque chose cloche et j’ai du mal à comprendre quoi. Le contexte me plait, le déroulement me plait… alors pourquoi ça ne va pas? A force de me torturer l’esprit, je finis par mettre le doigt sur la faille: les personnages. Et je me serais giflée, en me rendant compte que j’étais passée à coté d’un élément qui pourtant, était flagrant. J’adore le références et les symboles. Et de ce fait, l’étymologie des prénoms. En débutant le roman, j’ai choisi les prénoms au hasard. Et je me suis rendue compte qu’ils ne leurs allaient pas. Je m’étais seulement intéressée à la consonance, à l’origine, mais je n’avais pas pris le temps de leur accorder plus de profondeur. Alors je me replonge de nouveau dans mes recherches, pour trouver le prénom parfait, celui qui collera parfaitement  à chacun des personnages. Ainsi, tous les prénoms du roman donnent une indication quant au caractère, à l’histoire, et au destin de mes protagonistes.

Au bout de plusieurs dizaines de pages, je décide de changer radicalement mon idée de départ. De base, je souhaitais me pencher sur la rébellion d’un peuple, sur l’organisation d’une résistance. Et finalement, nouveau cap. J’ai envie d’approfondir mes réflexions sur les notions de liberté, physique ou  psychologique. Sur les sentiments qui composent un être humain. Notamment l’instinct de survie en parallèle de la conscience. Et de ce fait, j’ai également du me séparer d’un personnage qui finalement me gênait dans cette étude. Il ne correspondait plus à la dimension que je souhaitais aborder.

Et c’est ainsi qu’en quelques mois, je suis venu à bout de ce roman, parti d’un simple rêve un peu insistant. On est à la fin du mois de Juillet, et je le fais lire à mes premiers fans. Mes frères et soeurs. Ils me donnent leur avis, et surtout des pistes pour retravailler le roman, les points à approfondir. Je le retravaille. Pendant plusieurs semaines. Et je me décide enfin à le faire lire à une dizaine de bêta lecteurs volontaires.

Leurs réactions me reboostent. Le roman leur plait. Et ils réclament déjà la suite. Parce que oui. Je m’attèle déjà au tome 2. Il faut dire que j’ai volontairement laissé les lecteur sur leur faim dans le tome 1. Et malgré leurs tentatives de me cuisiner pour que je crache le morceau, je ne dirais rien!

Lancée dans mon élan, j’ai protégé mes écrits, et  publié le premier tome de mon premier roman sur une plateforme d’écriture/lecture en ligne.  Vous pouvez donc dès à présent le lire ici. J’attends avec impatience vos impressions. Et j’espère que ma plume vous plaira.

Bonne lecture. Et à bientôt.

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