#Humeur: Money make the world go round

Oui, je reviens encooooore avec un post humeur, et encore une gueulante.

Je suis quelqu’un qui a toujours un ou plusieurs projets en tête. J’ai les idées qui fusent à 1000 l’heure. Et j’aime ça. Ca fait partie de mon caractère. J’ose. Je me donne à fond. Je fonce. Parfois tête baissée, dans des idées un peu folle sur lesquelles personne ne mise. Si je réussis, tant mieux, si je me plante, tant pis.

Mais je m’éloigne du sujet dont j’avais envie de parler aujourd’hui.

Je suis actuellement au chômage. Et pourtant je suis loin de me tourner les pouces. Parmi mes projets en cours, voir, permanent, j’ai le blog, le mag, mes livres pour enfants…

Et pourtant quand on me demande ce que je fais dans la vie. Je ne sais pas vraiment quoi répondre. Tout simplement parce que quand on me pose cette question, comme l’expliquait mon amie Kay dans un de ses articles, on me demande en fait, quel travail je fais. Et par travail, on entend rémunération.

Je sais pertinemment que si je réponds: je tiens un blog, et je suis redac chef d’un magazine en ligne, on va me répondre  » ah ouais? Et ça te rapporte quoi? Tu peux en vivre? « .

Question qui automatiquement, titille ma mauvaise humeur.

Et si je réponds  » non, je le fais par passion, mais c’est un sacré boulot quand même », ce qui suit me fait sortir de mes gonds  » ouais mais c’est pas du vrai travail ». Sous entendu « donc tu fais rien de ta vie voila ».

Alors certes, je n’ai pas un  » travail » qui me rapporte un salaire chaque mois. Toutefois, c’est une situation provisoire, je prends juste le temps, puisque je peux, de trouver quelque chose qui me corresponde, à moi, aux études que j’ai faite, à mes espérances… Il est évident que le chômage n’est pas une situation qui me plait particulièrement.

Mais, si, je suis désolée mais si, je travaille beaucoup « à coté ».

Le blog garde en effet ce coté plaisir, et je me permets de le mettre en pause quand j’en ai envie, ou plutôt, quand je n’ai pas envie d’écrire. C’est un exutoire, une plateforme d’échange, et il est hors de question que je me force. Quand on me demande pourquoi je ne le monétise pas, et bien je réponds tout simplement:  » pourquoi faire? ». Je n’ai actuellement pas l’ambition d’être une blogueuse à temps plein. Je refuse de me laisser me faire imposer des articles par qui que ce soit. Ce n’est pas le but premier de mon blog. Alors, je ne crache pas sur les partenariats s’ils se présentent, je ne dis pas que je ne monétiserais jamais le blog, que c’est mal, ou quoique ce soit. Ce n’est juste pas mon besoin actuellement. Point.

Passons au mag maintenant. Et c’est surement, ce qui me met le plus en colère. « Oui mais le mag, c’est juste un bonus quoi, c’est pas un travail, faudrait le rentabiliser et te faire payer »,  » Tu es fatiguée, mais ce n’est pas la même que chose que quand on bosse, tu as pas de pression toi » .

Et je soupire en écrivant parce que vraiment ce genre de réflexion me gonfle.

Alors oui, c’est un magazine gratuit, et l’ensemble de l’équipe est bénévole. Mais non. Ce n’est absolument pas un travail « pour faire joli ».

Le mag, c’est une équipe d’une quinzaine de personnes, c’est 21 rubriques environ qui sortent chaque mois. C’est des heures de rédaction, de  correction, de mise en page, et j’en passe. Etre redac’ chef du mag, c’est porter une multitude de casquettes.

Je suis rédactrice. Je suis manager. Je suis chasseuse de têtes. Je suis recruteur. Je suis community manager. Je suis chef de projet. Je suis maquettiste. Je suis blogueuse. Je suis correctrice. Je suis chauffeuse de salle. Je suis parfois médiatrice. Je suis partout à la fois.

Et je suis épanouie dans ce que je fais. Pourquoi ne donner aucune valeur à ce projet, sous prétexte qu’il ne rapporte rien? D’ailleurs, qui a dit qu’il ne rapportait rien… Aujourd’hui, quand on fait quelque chose, il faut absolument qu’il y ait une valeur financière. Sinon, ca ne compte pas. Bah oui. L’argent, l’argent, l’argent. N’est ce pas Azylis? ( cf: son article « L’argent ne fais pas le bonheur »). Et je ne parle même pas des candidatures que je reçois, qui s’attendent à recevoir un salaire.

Que fait-on du coté humain? De l’aventure? De l’estime de soi? De l’épanouissement personnel?

Je dois avouer, que je suis souvent déçue de la réaction des gens face à ça. C’est assez dévalorisant, en fait. Plutôt que de voir le travail fourni, les efforts, la prise de risque, on ne voit que le fait que le mag est une activité annexe. Ca me dérange. Au point que parfois, j’hésite à raconter ce que je fais quand on me le demande et encore plus, à dire que oui, parfois, je fatigue. Et ce n’est pas normal. C’est triste même. Nous sommes tellement ancrés dans une société où, le temps c’est de l’argent, tout travail mérite salaire, et autres expressions légèrement vénales… que plus personne n’ose sortir des rangs, plus personne ne pensent à soutenir ceux qui le font, et ceux qui osent tenter autre chose se font régulièrement rappeler à l’ordre « et coco, faudrait peut être penser à rapporter de l’argent à la société! ».

Et je sens déjà le débat arriver « oui mais on a besoin d’argent pour vivre, sans argent on ne peut rien faire ». Ceci étant bien entendu complètement hors sujet. Ce n’est absolument pas mon propos.

Enfin.. on ne changera pas les gens.

Je reste très fière de ce projet, et de mon équipe. Je n’ai certes pas un travail à proprement parler, mais ce que je fais me plait. Je ne pense pas que tout le monde puisse en dire autant.

Alors continuez à courir après l’argent. Perso, je cours après le bonheur.

 

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10 commentaires sur « #Humeur: Money make the world go round »

  1. Le bonheuros est dans le pré, cours y vite, cours y vite.!
    L’argent ne fait pas le bonheur ! Mais ça y contribue fortement, surtout quand tu n’es pas obligé de compter à l’euro près en fin de mois. Ceci dit, nombre de personnes font des choses certes dans un cadre professionnel mais qui ne rapporte pas un sou ( certains syndicalistes, représentants du personnel, rédacteurs de revue interne en plus de leur fonction réelle etc ) . Allez courage la belle, tu te fiches bien de ce que penses les autres…..

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  2. Et quelle chauffeuse de salle ❤
    Aujourd’hui ça ne te rapporte peut-être pas d’argent mais ça te permet de cultiver et de développer tes compétences. Et c’est peut-être ça qui fera qu’un jour tu trouveras du boulot et que tu toucheras un salaire pour ça.
    Les gens ne comprennent pas qu’on puisse s’investir dans quelque chose qui ne nous rapporte pas, juste parce qu’on kiffe ce qu’on fait ou juste parce que c’est un investissement pour l’avenir.

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  3. Pour ma part j’ai mis en avant ma participation au webzine lors d’un entretien d’embauche. Et je n’ai pas eu de questions sur l’aspect financier. Au contraire, les recruteurs se sont penchés sur l’aspect collaboration à distance, gestion de son travail, les plus de travailler avec d’autres blogueurs…
    Donc non tout le monde ne s’intéresse pas qu’au fric, même en entreprise et heureusement !
    Clairon

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